A LA CHASSE AUX ASPERGES SAUVAGES !

Et c’est là que tu me dis: V’là t’y pas que l’autre elle a pas pris son fusil pour cueillir des plantes! Beh non ma p’tite dame, mais j’ai pris mon K-Way, mes bottes de pluie, des gants et un sac congélation – ceci dit, la prochaine fois je mettrai surtout un pantalon qui ne laisse pas passer les ronces et autres épines!!!

Dans le sud de la France, sur les bords de la méditerranée, à partir de mi-février, c’est une tradition: partout dans la Garrigue pousse l’asperge sauvage. Cette année m’a-t-on dit, c’est une année à asperges. Oui ma ptite dame.

Une fois trouvé le coin de garrigue, en ce qui me concerne directement, au dessus de Frontignan et du côté de Poussan – il faut savoir repérer les coins où Madame veut bien pousser.

L’asperge sauvage pousse toujours non loin de ce que les locaux appellent: l’aspergière. Une touffe d’épines qui autrefois était une jolie asperge toute douce.

Une fois repérée, il va falloir être minutieux. L’asperge ne se laisse pas débusquer facilement, ou alors elle aura déjà été ramassée. Les gens de Frontignan « font » les asperges, comprendre cueillir.

Elle se cache souvent sous son aspergière (et sera donc toute petite), ou alors à l’abri de ronces et autres plantes grimpantes, souvent près d’un arbre. Elles sont plus grosses et plus tendres lorsque près d’un arbre elles trouvent plus de terre pour se nourrir.

Celle-là encore n’est pas trop dure à trouver… Voyons la suivante…

Alors comment il s’en sort le petit sans le recadrage???

Tu comprends maintenant pourquoi je parle de « chasse aux asperges » ^^

L’avantage c’est qu’on se promène du coup pas mal, la garrigue, quand elle ne pique pas les jambes, est très belle.

Autrefois exploitées, on trouve nombre de murets en pierre qui délimitaient les parcelles, ainsi que des ruines de mas. Et si on se rend sur les hauteurs, alors au bout du chemin, on pourra même apercevoir la mer 🙂

On peut également faire de chouettes rencontres!

Après une bonne journée de marche, et les jambes toutes griffées par les ronces, il est temps de rentrer contempler son butin avant de le préparer pour la dégustation!

De cette belle cueillette nous ne garderons que les têtes ou presque – Belle Môman les a d’abord faites revenir dans l’huile, avant de les mélanger en omelette bien juteuse: un régal! Si tu trouves qu’elles sont trop amères pour toi, il faut les faire blanchir avant: les ébouillanter pendant 2 ou 3 min au lieu de les faire revenir à la poêle.

Enfin un petit article trouvé sur le net qui parle bien de cette cueillette méditerranéenne: lien ici

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